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Angoulême 2025 : #MeTooBD et le Syndicat des Éditeurs Alternatifs appellent à du changement au FIBD

27 janvier 2025 Commenter
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Chaque année, si l’on en croit les articles de presse qui fleurissent en ce moment, Angoulême essuie son lot de scandales. Cette année 2025 est-elle celle du scandale de trop ? L’enquête de L’Humanité conduite par Lucie Servin et Élisabeth Fleury marque-t-elle un tournant ? Certaines voix commencent à de faire entendre...

« Management brutal, burn-out, opacité des montages financiers de 9eArt+, représailles vis-
à-vis des journalistes, confusion d’intérêts publics et privés... »
Voici les premiers mots du communiqué du Syndicat des Éditeurs Alternatifs (SEA). Des allégations reprises directement de l’enquête dévoilée ce week-end dans L’Humanité à l’encontre la société d’événements 9e Art+, organisatrice du Festival d’Angoulême.

Si un certain nombre de faits avaient déjà été dénoncés auparavant par certains médias, ce qui met le feu aux poudres, cette fois, c’est le témoignage d’une ancienne chargée de communication virée de son poste après avoir porté plainte pour viol lors du dernier festival. La plaignante raconte que sa direction n’aurait pas porté attention à son alerte et l’aurait même licenciée pour cela, du fait que l’homme visé par la plainte pour viol serait un prestataire de 9eArt+, l’entreprise dirigée par M. Franck Bondoux.

Dans leur communiqué, le SEA et #MeTooBD apportent leur soutien et leur écoute à la plaignante et s’adressent non pas à 9eArt+ mais à son commanditaire, l’Association du Festival : « Dans ces circonstances, nous appelons l’association du Festival d’Angoulême à prendre toutes les mesures nécessaires pour que ces crimes et agressions ne puissent plus se produire dans le cadre de l’évènement. Nous demandons à l’association du Festival de faire de la prévention des violences sexistes et sexuelles une priorité, comme c’est déjà le cas dans d’autres milieux professionnels. »

Face aux quelques mois qu’ils ont devant eux pour résilier le contrat les liants à 9e Art+ et éviter qu’il soit reconduit pour 10 ans, ils se montrent déterminés : « Nous enjoignons l’association du Festival à ouvrir les yeux sur la responsabilité de son prestataire, la société 9eArt+ et, en conclusion, à ne pas renouveler le contrat qui les lie. »

Les deux collectifs exigent « Un appel d’offre public devrait pouvoir permettre d’entendre d’autres propositions et, le cas échéant, de considérer une nouvelle candidature de 9eArt+ à la condition qu’une transformation interne soit observée, que de nouveaux engagements soient clairement exposés et que des garanties à la hauteur des enjeux soient prises de part et d’autre. Nous appelons l’État et les pouvoirs publics à prendre la mesure de la situation et à agir en conséquence. Le Festival doit son existence aux subventions publiques et il paraîtrait incompréhensible que ce soutien ne soit pas corrélé à une organisation transparente, garante de la diversité de création, et respectueuse de l’intérêt général et des personnes.  »

Le SEA est clair : « Le Festival d’Angoulême, qu’il le veuille ou non, est désormais un bien commun qui profite à la bande dessinée dans toutes ses composantes. Il nous est cher. Il ne peut être confisqué sans partage par un très petit nombre de personnes qui s’exempteraient de devoir rendre des comptes à la collectivité.  »

KN

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