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PRIX ET CÉRÉMONIE. Comme chaque année, Genève s’apprête à remettre les Prix Töpffer, du nom de celui qui est considéré par certains comme l’inventeur de la bande dessinée, Rodolphe Töpffer. Trois prix sont remis : le Grand Prix Töpffer, le Prix Töpffer de la jeune bande dessinée et le Prix Töpffer Genève. La cérémonie, gratuite et ouverte au grand public, sera inaugurée le 4 décembre à 18h30, suivie d’une soirée festive, dès 20h, comprenant un buffet offert. Elle aura lieu à Genève, au Cube, campus HEAD, avenue de Châtelaine 7.
Le Prix Töpffer Genève : trois prétendants
Le Prix Töpffer Genève souhaite récompenser un album d’un artiste de bande dessinée genevois parmi trois ouvrages sélectionnés chaque année. Cette année, les titres en compétition sont les suivants :
– Chacal Hebdo, de Alex Baladi et Dominique Ziegler (éditions Hoochie Coochie)
– Du pain blanc et du chocolat, de Pascal Matthey (éditions L’Employé du moi)
– Iris, de Fabian Menor (éditions Atrabile)
Pour rappel, la lauréate 2024 de ce prix était la dessinatrice Juliette Mancini pour son album La Haine du poil aux éditions Cambourakis. Alexia Chandon-Piazza et Sara Piazza étaient les scénaristes.
Le Prix Töpffer de la jeune bande dessinée
Ce prix est remis à un album non publié d’un artiste genevois de bande dessinée afin de l’encourager à poursuivre son travail dans le milieu du 9e art. Les trois artistes en lice pour le prix sont :
– Ctoïmo, d’Alissa Kumpf (récit qui aborde la guerre en Ukraine à travers le prisme familial), une autrice qui a déjà récompensée par le Prix Caran d’Ache 2025 au Festival BDFIL.
– On pourrait dire que je suis un pervers narcissique…, de Chiara Pugliese (récit où on accompagne l’autrice « dans ses traumatismes d’adolescence et de leurs répercussions sur sa vie de jeune femme […] et règle ses comptes avec les pervers »), une autrice qui a déjà reçu le Prix Pictogramme de l’AGPI.
– Je regarde dehors, de Timéa Wenger (récit où est évoqué la maladie d’Alzheimer de sa grand-mère et s’attarde sur la question de la perte de la mémoire et le rapport au vécu), une autrice qui a déjà obtenu le 2e prix au concours d’illustration du journal DécadréE en 2018.
Grand Prix Töpffer 2025 : Olivier Schrauwen
Ce prix distingue un auteur ou une autrice pour l’ensemble de son œuvre jugée méritoire et importante pour la bande dessinée contemporaine. Tout artiste traduit en français peut prétendre remporter le prix. En 2025, Olivier Schrauwen, musicien et auteur de bande dessinée belge néerlandophone, succède à l’auteur français, musicien, réalisateur et responsable de la maison d’édition Les Requins Marteaux, Winshluss (de son vrai nom Vincent Paronnaud).
Oivier Schrauwen est passé par l’École supérieure des arts Saint-Luc à Bruxelles et participe à des revues comme Ink et Hic Sunt Leones. Entré au magazine Spirou en 2001, il publie son premier livre intitulé Mon Fiston aux éditions Bries (2006) et intègre la délégation d’auteurs représentatifs de la nouvelle bande dessinée flamande honorée par le FIBD de 2009.
En 2015, il publie Arsène Schrauwen à l’Association, titre retenu dans la sélection de la 43e édition du FIBD d’Angoulême. Grand amateur de fanzinat et de micro-édition, il n’a jamais cessé de s’y adonner. Son dernier projet, Dimanche, épais de 500 pages, est censé être prochainement publié à l’Association.
RG
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