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INCONTOURNABLE DESTINATION DE L’ÉTÉ. Il n’est pas inutile de vous le rappeler : si vous passer par Angoulême cet été, un détour par la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême est indispensable. Celle-ci consacre, jusqu’au 8 mars 2026, une vaste rétrospective à Claire Bretécher.
Pionnière de la bande dessinée d’autrice en France, Bretécher fait l’objet d’une exposition cornaquée par Anne-Hélène Hoog et Michel Lieuré qui réunit plus de 200 œuvres – planches originales, esquisses, couvertures, peintures et carnets – retraçant un parcours hors norme, de ses premiers pas dans L’Os à moelle jusqu’à Agrippine. Scénographiée en cinq grandes parties, la présentation embrasse aussi bien l’évolution de son trait que la richesse de son écriture et de sa vision du monde.
Première dessinatrice publiée dans Pilote après un court passage dans Spirou (sur un scénario de Cauvin), cofondatrice de L’Écho des savanes, Bretécher a su imposer dans la BD une voix singulière, drôle, mordante, féminine et féministe. Les Frustrés, Agrippine, ou encore Le Destin de Monique ont conquis un public adulte en quête de représentation dans la bande dessinée. Roland Barthes ne s’y était pas trompé, la qualifiant de « meilleure sociologue de l’année 1976 ».
L’exposition mêle œuvres graphiques et archives audiovisuelles, et s’accompagne de la parution, chez Dargaud, de L’Art de Bretécher, une somptueuse monographie qui prolonge l’hommage. Un événement majeur pour redécouvrir une artiste au regard toujours aussi actuel.
DP
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