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Finalement le distributeur américain Diamond Comic Distributors ne sera pas racheté par Alliance Entertainment !

27 avril 2025 Commenter
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MESSIE... MAIS NON ! On l’avait trouvé, le sauveur providentiel, en cette période d’incertitude pour le monde des comics qui en plus se retrouvait avec son principal distributeur, Diamond Comic Distributors, en pleine procédure de mise en faillite, avec la mise aux enchères de ses actifs. Ben en fait non. Autant en sourire faute de mieux.

Quelle affaire, quelle histoire, quel scénario, que de rebondissements ! Haletant.
Quelle leçon, surtout, pour tous les scénaristes aphones du moment chez les grands éditeurs américains, qui vont comprendre qu’ils vont devoir quitter les couloirs tranquilles des départements du marketing pour écrire autre chose, que l’éternel énième crossover poussif, jouer de l’effet nostalgie ; ou pire refaire le coup du Metaverse ou tirer encore sur la corde woke, développements qui finissent par enlever par démultiplication toute substance aux personnages de départ - surtout s’il s’agit de seulement faire son autopromotion médiatique pour mieux vendre ses productions personnelles indépendantes, tout en espérant une adaptation hollywoodienne. C’est dit au passage.

Alors la réalité, plus palpitante que la fiction ?

Finalement le distributeur américain Diamond Comic Distributors ne sera pas racheté par Alliance Entertainment !

Récapitulatif.

On résume l’affaire, les épisodes précédents : le 14 janvier dernier, le distributeur de comics Diamond Comic Distributors qui a longtemps eu monopole dans le secteur, avant de perdre quelques-unes de ses plus grosses billes comme Marvel et DC Comics, a entamé une procédure de redressement judiciaire, comme on dit de ce côté de l’Atlantique. « Sous protection du chapitre 11 du droit des affaires américain » pour être précis. Un précieux sursis de 13 semaines où l’on poursuit ses activités et chercher un repreneur.

DR

Ainsi, Diamond a mis ses actifs qui comprenaient Diamond Comic Distributors, Alliance Game Distributors, Diamond Select Toys, CGA et Diamond UK, entre autres,... aux enchères !

C’est finalement la société Alliance Entertainment Holding Company, meilleur enchérisseur, qui avait remporté la mise. Alliance est un gros distributeur, solide, une société de vente en gros dans les domaines du divertissement de stature mondiale qui voulait se diversifier dans l’édition.

Mais non, plus de faillite pour Diamond Comic, les éditeurs, surtout les petits plus fragiles peuvent respirer.

Ouf, se disait-on, l’industrie des comics qui en ce moment essuie de gros paquets de mer, tangue, mais respire mieux. Seulement Alliance ne souhaite pas reprendre tous les actifs de Diamond et boude Alliance Game et Diamond UK (United Kingdom), ce dernier département distribuant les comics à l’international, principalement l’Europe.

Mais...

C’est là que les sociétés Universal Distribution et Ad Populum entrent en scène qui posent 39 millions de US dollars sur la table pour récupérer ces actifs laissés en plan. Avec bien sûr quelques ristournes et avantages pour arrondir les angles.

Rebondissement.

Oui mais voilà, on découvre soudain que les deux tourtereaux en pleine lune de miel associative avaient aussi fait une offre conjointe pour les enchères de départ. Une offre de 69 130 000 dollars pour l’ensemble des actifs de Diamond, arrivée en deuxième position derrière l’offre de 72 245 000 dollars d’Alliance.

Comme, de juste, l’offre d’Universal Distribution et Ad Populum a été désignée comme offre de réserve. Universal reluquant sur Alliance Game et Diamond UK alors qu’Ad Populum guignait Diamond Comic et tout le reste.

Mais ce n’était pas fini puisque surgit d’on ne sait où la société Basic Fun, qui était, elle, classée troisième candidate à la reprise avec une offre de 50 millions de dollars !

DR.

Dure réalité pas du tout alternative.

Mais rien n’est jamais simple en ce bas monde, ici on ne vous vend pas du rêve, un univers parallèle, de la morale ou un idéal de confort car voyez-vous ça : voilà que Diamond, à la stupéfaction générale, récuse l’offre d’Alliance Entertainment en cours de légalisation pour préférer celle d’Universal Distribution et Ad Populum. Le tout sans raison donnée. On peut penser que la reprise plus complète d’Universal et Ad Populum a compté.

Recours et rancoeur.

Mais on l’a dit ici on est pas chez les Bisounours, sur un campus à boire de la bière bio brassée maison en croyant sauver le monde, et Alliance Entertainment Holding Company attaque toutes dents dehors, pour déposer une plainte qui concerne en droite ligne cette décision.

Badaboum : Alliance Entertainment gagne et le tribunal des faillites du droit américain annule la décision arbitraire de Diamond Comic, et déclare que c’est bien l’offre la plus élevée qui a gagné !

Fin de l’histoire ? Ha, ha ! Petits naïfs, encore, reprenez une rasade de bière approximative si vous
êtes un rêveur : c’est ici que la société Alliance Entertainment probablement vexée et un poil rancunière, annule son offre et de fait son rachat de Diamond Comic Distributors ! Le distributeur américain Alliance, contrarié, a déposé une requête sous forme de formulaire au Securities and Exchange Commission des États-Unis pour signifier qu’au 24 avril 2025 a été envoyée à Diamond Comic Distributors la notification que leur offre de rachat était annulée..

Le torchon brûle entre Diamond Comic Distributors et Alliance Game Holding Company.

Le retour de la vengeance...

Maintenant c’est reboot, relaunch et toute la panoplie. Pour les non-familiers de l’univers des comics, ça veut dire retour à la case départ !

Aië, aïe, aïe c’est de nouveau un direct en plein foie digne de Hulk ou Superman pour l’industrie des comics en pleine convalescence. Même si Diamond, par le biais de Emily Boticas, vice-présidente des relations avec les éditeurs et du marketing, a rassuré qu’ils « poursuivront leurs activités comme d’habitude ».

L’omnipotent Galactus, véritable dieu vivant, sera-t-il de taille pour sauver l’industrie des comics et le monde du libéralisme effréné et ses dommages collatéraux, le vrai combat ?
© Marvel Comics.

Qui sera cette fois le sauveur, même bariolé et en slip sur ses vêtements trop serrés ? D’autant que le stratégique et promotionnel Free Comic Book Day qui offre des comics gratuits aux clients des détaillants, événement géré par Diamond, arrive à grand pas ?

Suspens et espoir.

Madrés et pas nés de la dernière pluie nous devinons qu’au prochain épisode Universal Distribution et Ad Populum vont gentiment revenir dans la course. Avec peut-être, les pieds bien posés sur terre, quelques revendications supplémentaires au niveau des avantages négociés. À moins que ce soit le troisième protagoniste, la société Basic Fun, qui investisse la place. Ou alors....

Alliance Entertainment parti, qui reste en course ?

Ha oui, le précieux sursis de 13 semaines pour Diamond Comics est écoulé...

Vous l’avez deviné c’est une histoire à suivre....

PA

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