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REGARD CRITIQUE ; On vous l’a dit, du 29 janvier au 1er février 2026, le Lieu Utile devient l’un des pôles névralgiques du Grand Off de la BD d’Angoulême qui vient suppléer à l’annulation du FOBD. Trois structures emblématiques du champ critique et patrimonial de la bande dessinée — PLG, Papiers Nickelés et Tonnerre de Bulles — y proposent une programmation continue mêlant expositions, conférences, tables rondes et séances de dédicaces. Les éditions La Cafetière seront également présentes. Ces structures sont présentes au Festival depuis des décennies, elles savent donc de quoi elles parlent..
Pensé comme un espace de réflexion autant que de rencontre avec le public, cet événement (c’est sur la place du Champ de Mars, là où il y avait les « bulles » des grands éditeurs) s’attache à interroger l’histoire du 9ᵉ art, ses formes éditoriales et ses discours critiques. Ces revues spécialisées, par leur permanence et leur pertinence, ont joué un rôle structurant dans notre connaissance de l’histoire de la BD (et au-delà !) et leur héritage constituent un fil conducteur fort, à travers plusieurs conférences consacrées à Papiers Nickelés, à l’édition indépendante et à la mémoire de titres fondateurs.
Papiers Nickelés, la revue cornaquée par notre ami et collaborateur Yves Frémion, est davantage consacrée à l’image populaire au sens large : BD, caricature, publicité, etc. Une revue précieuse pour la connaissance et la conservation du patrimoine, inspirée et animée par l’inénarrable Frémion.
La revue PLG (oui, ça signifie "plein la gueule"...) ne se présente plus non plus. Avec ses numéros monographiques, à la manière des premiers Cahiers de la bande dessinée de Glénat. Là encore, c’est un corpus incontournable pour tout chercheur ou bibliothèque désireux de se créer un fonds de référence pour la BD.
La programmation au Lieu Utile aborde également des thématiques plus larges : la pérennité des figures héroïques conduite par Stéphane Grobost, un autre collaborateur d’ActuaBD, l’influence de Hara-Kiri, les relations entre éditeurs et studios, la culture manga et ses valeurs, ou encore les pratiques d’écriture de la bande dessinée aujourd’hui. Tables rondes, rencontres professionnelles et débats publics rythment ces quatre journées.
Point d’orgue du week-end, un grand troc de bandes dessinées et une table ronde conclusive consacrée à l’avenir des festivals prolongent les échanges au-delà des logiques de marché. Par sa ligne éditoriale et ses intervenants, le Lieu Utile s’affirme ainsi come un espace de réflexion au sein du Grand Off, à rebours d’une approche strictement événementielle du festival (suivez notre regard)…
Point important à rappeler, cette année, le Grand Off d’Angoulême est GRRRAAATUIT !
DP
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