Ils ont toujours été là, rangés dans une boîte à chaussures ficelée sur l’étagère d’une armoire. Ils n’étaient pourtant pas cachés, mais Roger Fajnzylberg n’avait jamais eu le courage d’aller voir ce qu’ils contenaient. Ces quatre cahiers avaient pourtant été rédigés par son père, Alter, alors que ce dernier était revenu du centre de mise à mort d’Auschwitz où les nazis l’avaient intégré de force dans le Sonderkommando, ce groupe de détenus esclaves qui devaient faire le sale travail que les (…)