Nous sommes à Port-Blanc, en Bretagne. Le temps est doux, la plage heureusement déserte égayée par des rires d’enfants. Marie s’adresse au lecteur et égrène ses deux autres prénoms : « le premier, Marie, dissimule ; le second, Madeleine, protège ; le troisième, Frida, se cache… » Venu d’Europe de l’Est, on le cache parce qu’il est… trop juif. Quelques papiers permettent de raconter l’histoire. Ils sont jaunis, à peine lisibles, reçus au décès du père de Marie. Mais ils racontent ce que Marie (…)