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PIONNIER DES COMICS. Voici un documentaire en podcast qui était sorti un peu discrètement pendant les fêtes. Il arrive à point nommé, commémorant les 20 ans de la disparition de cet auteur de comics qui fut à la fois l’un des acteurs majeurs de la création de l’industrie du comic-book en lançant le studio Eisner-Iger à la fin des années 1930, l’un des premiers anti-super-héros de l’histoire (The Spirit, plus de 600 épisodes entre 1940 et 1952) et le principal promoteur, en 1978, d’un format de BD devenu universel : le « roman graphique ». Son empreinte est si importante que la plus haute distinction pour une bande dessinée aux États-Unis, est un « Eisner Award ».
L’année 2025 célèbre aussi les 50 ans du Grand Prix de la Ville d’Angoulême qu’il reçut lors de la seconde édition du Festival, en 1975, juste après Franquin, Grand Prix de la Ville d’Angoulême lors de la première édition du FIBD. Il a fait partie de l’Académie des Grands Prix et venait tous les deux ans dans la cité charentaise, confiant sa voix, lors de ses absences à Jean-Claude Mézières.
Dans ce podcast de près d’une heure, les auteurs de BD Joann Sfar et Emmanuel Guibert, l’éditeur et figure de l’Underground Denis Kitchen, agent de Will Eisner, l’historienne et médiologue Anne Hélène Hoog, Didier Pasamonik que nos lecteurs connaissent bien, l’éditeur Jean-Luc Fromental qui le premier publia son roman graphique en France, et surtout Benjamin Herzberg, le dernier assistant de Will Eisner racontent la biographie du grand homme. Le tout entrecoupé de témoignages d’Eisner lui-même.
Une brillante prestation du réalisateur David Unger Pour France-Culture.
JFL & rédaction
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