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STRANGER THINGS – Récompensé en 2025 par le prix Ozamu Tezuka du nouveau créateur, Shiho Kido nous propose avec Quand vient la saison des Dokudami une histoire d’amitié assez spéciale, un peu bancale et plutôt malaisante entre deux garçons d’école primaire aux caractères et comportements diamétralement opposés.
À part être élèves en 5e année dans la même école primaire, Shigaraki et Kyomizu n’ont rien en commun. Le premier est colérique, imprévisible et marginalisé par ses camarades quand le second est solaire, aimé de tous et réussit tout ce qu’il entreprend. Pourtant, Kyomizu développe une étrange fascination pour les sculptures que réalise Shigaraki en cours d’arts plastiques et dehors avec les matériaux qu’il trouve, au point de les voler et de commencer à observer son camarade de loin.
Figurant parmi les nouvelles séries lancées en 2026 par le Lézard noir, Quand vient la saison des Dokudami est un manga à part comme la maison d’édition a l’habitude de nous en présenter. À ceci près que le niveau n’est pas aussi bon que Kirio Fan Club qui joue un peu dans la même catégorie.
Là où la série de Chikyû no Osakana Pon-chan alterne scènes potaches et questionnements plus profonds sur l’amitié, l’amour et la relation aux autres avec un duo bizarre mais attachant et un fil rouge solidement tenu, celle de Shiho Kido est chaotique, brouillonne et vide de sens. Les scènes se succèdent de façon hachée, sans lien apparent entre elles. Les personnages, à commencer par les deux héros, ont des attitudes étranges peu adaptées à leur âge, comme s’il s’agissait d’adultes dans des corps d’enfants.
Shigaraki a des hobbies vraiment particuliers, comme le nettoyage des os de hamsters morts pour créer ses œuvres. Sans explication plus approfondie à ce stade de l’histoire et surtout sans touche légère, on ressent un malaise certain à la lecture, en se demandant s’il s’agit d’un psychopathe en devenir. L’obsession de Kiyomizu pour son camarade est également assez malaisante puisqu’il le suit comme un stalker et le force presque à l’inviter chez lui, sans tenir compte de ses sentiments pourtant clairs. Enfin, côté dessin, le trait est assez naïf, avec des proportions pas toujours respectées, notamment au niveau des yeux des protagonistes, ce qui accentue le côté bizarre de l’histoire.
On ressort donc de cette lecture avec une impression très mitigée qui sera peut-être rattrapée par les volumes suivants mais sans certitude aucune. Le travail éditorial est cependant toujours impeccable, avec un grand format agréable pour la lecture et une couverture semi rigide en papier glacé qui facilite la prise en main.
GBé
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