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ÉCOLO. En marge des prix du FIBD à Angoulême, histoire de rappeler qu’il y avait depuis bien longtemps un prix écolo avant le prix Raja, un prix récompensant « la bande dessinée la plus écologiste de l’année », le Prix Tournesol, cornaqué par l’ineffable Yves Frémion, est décerné en « off » du festival. Cette année, le jury présidé par Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace, a distingué Ce que je sais de Rokia par Francesca Vartuli (dessins) et Quitterie Simon, publié chez Futuropolis.
L’album raconte le parcours d’une jeune étudiante libérienne sans papiers, accueillie en France par une association d’aide aux migrants. Elle est aboutit chez une autrice, mère de famille, à La Rochelle.
Orpheline, vendue, prostituée adolescente, elle avait réussi à fuir en bateau avant d’arriver en France, cassée en morceaux. La résilience est un long chemin compliqué par une intégration difficile, qui crée des tensions palpables avec les gens pourtant bienveillants qui l’accueillent.
Ceci sans compter l’enfer administratif que constituent les dispositifs français et européens d’accueil aux réfugiés.
C’est le premier album des deux autrices Quitterie Simon, qui s’est inspirée de son expérience personnel d’accueillante, et la dessinatrice Francesca Vartuli. Ce titre avait déjà reçu le Prix Artémisia "Société" début janvier.
En 2026, le Prix Tournesol célébrera son 30e anniversaire et sera accompagné d’un Prix SuperTournesol, une distinction attribuée tous les 10 ans pour l’ensemble d’une œuvre.
DP
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