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Ce second tome confirme tout le potentiel entrevu dans le premier volume. Après avoir vaincu le redoutable Gakinmaru, la jeune prêtresse Uguisu et son acolyte Youme se dirigent vers une station thermale afin de s’y reposer. Mais les ennuis semblent poursuivre nos héros, qui se retrouvent cette fois face à la capitaine Antonidia...
Dès les premières pages, le récit prend le temps de développer son univers : l’auteur introduit plus clairement les deux camps du récit, symboliquement les communistes face aux capitalistes. La guerrière n°90, déguisée en courtisane geisha dans le premier tome, représente le clan des communistes qui combattent pour leur liberté. Il n’y a pas d’ambiguité.
L’ouvrage va même jusqu’à dédier une double page entière à l’Internationale, le chant de la Commune de paris devenu l’hymne national de l’URSS. Le récit embrasse pleinement ces thématiques révolutionnaires.
Graphiquement, Neko Goze continue d’impressionner par la précision de son trait. Le jeu d’ombres et de pénombre, particulièrement soigné, offre des planches magnifiques, principalement dans les scènes de combat. On ressent véritablement la puissance mortelle de Youme, aveugle et presque invincible dans l’obscurité la plus totale. Une bonne série à suivre.
AO
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