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SUR SON 31. Plébiscité par le public et la critique, lauréat notamment du prix orange de la BD 2023, Majnoun et Leïli, Chants d’Outre-Tombe se parait d’habits de lumières pour les fêtes.
Grand, (très) grand format, dorure, jaspage, choix du papier… l’épais roman graphique prend des habits de fêtes. Deux ans après sa sortie en librairie, Majnoun et Leïli la réécriture du conte persan séculaire de Yann Damezin ressort dans une édition ultime.
Ce conte préexistant à Roméo et Juliette narre un amour impossible à cause d’un différent familial. Et, tel Thésée, une descente dans l’autre monde apparait nécessaire pour satisfaire les deux amants. Écrit entièrement en alexandrins, le travail dans cet album est colossal pour redonner au texte sa vocation oral tout en le sublimant de planches se rapprochants plutôt d’enluminures orientalistes que de cases de bande dessinée.
Si la fabrication de la version standard était déjà honorable, notre journaliste David Taugis avait pointé du doigt la taille du lettrage noyé dans le foisonnement des cases. Pour cette version spéciale, l’album double presque de volume, le texte aussi devient plus agréable à lire et l’immersion dans les illustrations est totale.
Un dernier point, du haut de ces 26,4 par 36.0 cm, l’ouvrage porte bien son label de version luxe et à l’étoffe pour figurer son les sapins de fin d’année. Surtout que cette version est augmentée d’un dossier documentaire de Leili Anvar, prénom prédestiné, chercheuse et écrivaine spécialiste de la poésie Persane. En revanche, son volume nécessite une bonne installation pour un confort de lecture optimal. Une invitation de plus à se plonger à corps perdu dans le voyage de la lecture de Majnoun et Leïli.
KN
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