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Il y a longtemps des monstres, appelés Crows, sont apparus et se sont mis à chasser les humains. Pour lutter contre eux, on raconte que les humains ont été aidés par des Scarecrows, littéralement : des épouvantails, mais un jour, ils auraient mystérieusement disparus...
Engell la fille du roi passionnée par les Scarecrows, s’est mise en tête de prouver leur existence. En quittant son royaume, elle finit par en croiser un, ce qui marque réellement le début de son son aventure. Corbeaux contre épouvantails : une idée sympathique et plutôt originale. Mais pourquoi ont-ils disparu ?
Les quelques pages à la fin du tome, nous en apprennent davantage. On y revient notamment sur l’origine de l’histoire.
Dans cet univers peuplé d’humains et de bêtes à l’apparence humanoïde, la question de la cohabitation des peuples, la discrimination et les violences commises sur les non-humains sont au coeur du récit. La prise de conscience d’Engell hors de son royaume l’oblige à faire face à cette réalité révoltante pour elle et dont elle ignorait tout. Effectivement, son foyer s’avèrait être un cocon où l’on traite bien les habitants peu importe leur race. Du moins, c’est ce qu’elle pense, car en tant que princesse, il ne lui paraît pas envisageable qu’on lui cache la réalité. Son exploration du monde la confronte à des vérités qui devraient l’éveiller. Un argument d’aventure assez classique et peu surprenant.
Les secrets autour des scarecrows et des pouvoirs de la princesse constituent clairement le fil rouge des péripéties à venir. Le scénario, loin d’être transcendant, peut être une agréable lecture pour de jeunes lecteurs adolescents.
MN
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