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PAUVRES MYTHES. Attentat antisémite dans la rue des rosiers. Voilà qui réveille d’occultes forces dans les rues de Paris. Un ou plusieurs êtres d’argile se mettent à poursuivre les responsables de leur vengeance. Sur le coup, une flic investigue, bien qu’elle soit interdite d’enquêter sur ce dossier. C’est que, d’origine juive, elle comprend davantage que d’autres l’enjeu de cette affaire.
On sent qu’il y a du savoir-faire côté scénario. Deborah Hadjedj-Jarmon a travaillé sur des séries TV comme Le Remplaçant avec Joey Starr ou encore Brigade Anonyme avec Eric Cantona. Le dessin de l’Espagnol Francesc Fullana Dalmases est plutôt de bonne facture, dynamique et puissant.
OK, il y a un « high concept » : placer le Golem dans le décor parisien. On a là l’occasion de scènes d’action et d’images puissantes dignes d’un film de super-héros hollywoodiens.
Là où cela pêche, c’est dans la faiblesse de l’argument : l’attentat de la rue des rosiers, bien évidemment, on ne connaît que cela à Paris ; la figure du Golem assignée, comme à Prague, comme le veut la tradition, à défendre la communauté juive, dans une explication poussive et sans grande intelligence ; jusqu’à cette enquêtrice « de sang juif » (on est revenu au temps des Wisigoths…) qui s’obstine alors que ses collègues n’y voient rien… On rebat les clichés ad libitum.
Le mythe du Marahal de Prague ne méritait pas cela.
DP
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