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DÉSHONNEUR. On l’apprend par une publication au Journal Officiel, Jacques Glénat, décoré en 2018 sous la présidence d’Emmanuel Macron, s’est vu retirer la Légion d’honneur suite à sa condamnation pour évasion fiscale en 2021.
Mal conseillé, le fondateur des éditions Glénat avait logé, pour mieux la transmettre à ses héritiers, sa collection d’oeuvres d’art dans une société offshore basée aux Seychelles. Mal lui en pris : son nom figurant dans la liste des Panama Papers, le fisc français s’intéressa à son cas.
La justice le condamna pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », ce que l’éditeur accepta rapidemement dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Résultat : 18 mois de prison avec sursis, une amende de 200 000 euros, et une confiscation de près d’un demi-million d’euros. Cette condamnation n’affecte pas la société d’édition qu’il a créée.
Est-ce une résultante de l’affaire Sarkozy où l’ancien Président de la République condamné quant à lui à de la prison ferme s’était fait retirer lui aussi la décoration inventée par Napoléon 1er ? C’est possible. La mesure est disciplinaire et temporaire : le grand éditeur qui a fait le succès du manga en France est suspendu « pour six ans ». Il pourra remettre sa breloque au bout d’un sextennat.
DP
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