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DÉPASSÉS. La fréquentation de l’édition 2026 du Festival du Livre de Paris qui se termine ce dimanche est en passe de battre les records. Dommage que la sécurité pour la visite présidentielle ait été un tel facteur de désordre le vendredi matin. Les organisateurs étaient complètement dépassés.
On appelle cela être « victime de son succès ». Dès vendredi, les organisateurs ont été surpris : les préventes des tickets d’entrée avaient dépassé celles du samedi de l’année dernière ! La fréquentation du Festival du Livre de Paris était en hausse, comme les ventes, et les éditeurs se frottaient les mains, les auteurs signant à tour de bras.
Le gros de la fréquentation ? Les lectrices de romance. Un phénomène ! Elles avaient envahi les coursives à l’étage. On y circulait avec difficulté.
À cela s’ajoutait le fait politique. Alors que le jour-même une réunion franco-britannique visant à établir une mission défensive pour le détroit d’Ormuz, co-présidée par Emmanuel Macron et Keir Starmer, se tenait à Paris, le Président Macron a tenu à faire un petit tour vendredi matin du côté du Festival du Livre aux côtés de la nouvelle ministre de la Culture Catherine Pégard.
On est flattés d’être honorés par le plus fameux lecteur de mangas de la République, mais le problème, c’est que vendredi matin, la police avait établi un périmètre de sécurité tout autour du Grand Palais : le public sortant du métro devait faire un grand tour en passant le long de la Seine.
Une fois à l’intérieur, la moitié du salon se trouvait interdite d’accès. Une conférence de presse se tenait dans une salle annexe avec les éditions du Lombard et Gallmeister : de nombreux journalistes n’ont pas pu y accéder.
Heureusement, celui d’ActuaBD a pu s’engouffrer dans le cortège présidentiel, ce qui nous a permis de faire cette photo de l’événement où l’on voit le président, accompagné de la ministre de la Culture, dialoguer avec l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë.
À notre connaissance, aucun visiteur ne s’est fait écraser, mais certains ont été amenés à patienter deux heures à l’extérieur et ont préféré lâcher l’affaire passant le reste de la journée au bistrot, en terrasse, d’autant qu’il faisait soleil.
DP
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