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Catastrophe ! Charles Charles, un parfait glandu à la gueule de canard, est élu Président des États-Unis de la République. Le bonhomme n’est absolument pas taillé pour ce rôle. Un album moqueur (et réédité), à ne surtout pas prendre au premier degré !
Dans la quatrième de couverture, Marc Dubuisson et James nous préviennent : « Charles aime la politique et le pouvoir mais pas les responsabilités ». Et malgré sa langue de bois, le personnage éponyme tient ses promesses.
Tout est fait pour le tourner en ridicule. Ce nouveau gouverneur est un beau goujat, un poil raciste, incompétent, peu scrupuleux et complètement immature. À tel point qu’il s’amuse à appeler son ex Marylène après son élection pour la narguer.
Des noms absolument burlesques sont attribués à toutes les organisations citées dans l’ouvrage. Le « Fonds Unitaire pour un Monde Idéal et un Écosystème Respecté », pour ne citer que lui, est raccourci par un joli mot : « le FUMIER ». La classe !
La bande dessinée fonctionne par épisodes de trois pages. Cette longueur est suffisante pour créer des histoires sympathiques et marrantes, tout en restant synthétique et efficace.
Avec une couverture teintée de rouge, un joli coup de jeune est apporté à cet album réédité. La nouvelle édition, qui compte 70 pages, est plus volumineuse que celle de 2013, qui comptait 48 pages. Pourquoi ? Car les planches sont plus compactes : elles contiennent chacune trois lignes, au lieu de quatre.
Les bulles, quant à elles, ont le mérite d’être efficaces : elles sont globalement constituées du décor de premier plan (avec, bien souvent, un bureau colorié en noir), des personnages et d’un fond uni. Un contour blanc marque la silhouette des protagonistes. L’objectif premier est de se fendre la poire !
OK
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