Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
ON TOUCHE LE FOND ? À l’avant-dernier virage, les abysses continue d’encercler Reiji. Sa mère Yûko, toujours hospitalisée et en plein délire, fait naître chez lui une colère noire, tandis qu’il tente de tenir la promesse faite à Esemori : retrouver Nagi et quitter enfin cette ville qui l’engloutit.
Ce volume lève enfin le voile sur le passé de Nagi, longtemps laissé hors-champ. Par une mise en scène glaçante (une case saturée de bulles aux propos immondes sur fond noir) Ryo Minenami suggère les abus subis par l’adolescente sans jamais les montrer frontalement.
Une séquence puissante, d’autant plus marquante qu’elle dialogue avec le point de vue de Yûko, dont on découvre peu à peu la propre histoire de violence et de soumission à travers ses yeux et non ceux des autres, révélant derrière la figure manipulatrice une jeune fille brisée.
Reste une frustration tenace : à force de retours en arrière et de redites, le récit peine à avancer, diluant l’impact émotionnel de ces révélations tardives, d’autant plus que plusieurs éléments (notamment autour de Yûko) avaient déjà été largement suggérés, donnant parfois l’impression que la série enfonce des portes ouvertes plutôt que de réellement faire progresser son propos. Malgré l’ingéniosité de la mise en scène, ce tome 17 donne l’impression d’un dernier étirement avant la chute, laissant espérer que le final saura transformer cette longue errance en véritable déflagration.
MN
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.