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La colonie lunaire est détruite. De retour sur Terre, Aleksander, Edrigu et Agafia constatent que les dépollueurs fonctionnent et sont en train de restaurer une atmosphère saine pour les humains, qu’ils avaient eux-mêmes rendue viciée par leurs activités. Mais une force s’oppose à cette volonté de soumettre la planète aux besoins de l’homme. Sous ce nouvel équilibre biochimique se développe une nouvelle forme de vie qui disparaîtra si les dépollueurs terminent leur travail. Au sein du groupe se pose donc un dilemme : restaurer l’ancien monde comme le veut le programme scientifique ou laisser le vivant s’exprimer.
Au cœur de cette question de bioéthique, de nombreux flashbacks viennent rythmer cet ultime volume. Ils expliquent et dénouent les interrogations laissées volontairement en suspens tout au long de la trilogie : pourquoi quitter la Terre ? Quel est vraiment le but de la mission ?… Une volonté de clôturer l’intrigue qui se développe dans les deux premiers tiers de l’album se fait sentir.
Le dernier tiers se conclut sur un final haletant, aux cadrages et au découpage cinématographique à couper le souffle, qui vient mettre un coup de fouet à l’ensemble. La trilogie Avaler la Lune se termine donc sur cette note survoltée pour souligner une idée de départ originale et prometteuse qui s’est parfois un peu perdue dans les explications et le suspense artificiel.
KN
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